L'Accord de libre-échange nord-américain après un quart de siècle

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L’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) a près de 25 ans. Jusqu’à récemment, ce traité semblait destiné à perdurer dans sa forme originelle, mais l’élection de Donald Trump aux États-Unis et le processus de renégociation mis en branle par son administration ont ouvert les champs du possible. Le moment semble donc tout indiqué pour faire un bilan de l’accord afin d’évaluer ce qu’il convient de conserver et ce dont on devrait au contraire saisir l’occasion de se débarrasser. C’est ce que nous tentons de faire dans cette note à travers une analyse en trois temps. Nous passerons d’abord en revue certains des arguments favorables et défavorables à l’accord qui avaient été émis au moment de sa négociation, au début des années 1990. Nous aborderons ensuite certains de ses aspects qui vont au-delà d’une libéralisation du commerce international, comme les clauses sur l’investis- sement, le pétrole ou le secteur bancaire. Finalement, nous évaluerons certains résultats économiques observés au Canada depuis l’entrée en vigueur de cet accord. Comme nous le verrons plus bas au terme de l’exercice, il n’est pas évident que l’image positive de l’ALÉNA souvent véhiculée dans les médias soit pleinement justifiée.

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