Financer l'intelligence artificielle, quelles retombées économiques et sociales pour le Québec?

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Le gouvernement du Québec veut faire de l’intelligence artificielle (IA) une composante importante de l’économie québécoise, dont Montréal serait le pôle central. Le groupe chargé de formuler des propositions pour le développement économique du Québec y voit même un potentiel transformateur aussi important que l’hydroélectricité dans les années 1960. Les gouvernements canadien et québécois n’ont pas hésité à accorder des sommes considérables pour développer un «écosystème» de l’IA et attirer à Montréal les grands joueurs de l’industrie des technologies de l’information (Facebook, Microsoft, Google, IBM, etc.). Mais les gouvernements agissent-ils de façon responsable en adoptant sans réserve ce nouveau créneau d’investissement? L’étude de la documentation portant sur le potentiel économique de l’IA au Québec montre des lacunes : les politiques publiques ne paraissent pas alignées directement sur l’intérêt collectif. Cette note rappellera d’abord le déploiement initial d’une politique industrielle axée sur l’innovation à Montréal avant d’émettre des réserves quant au potentiel de bénéfices économiques et sociaux de la stratégie québécoise en IA telle qu’elle est développée et mise en œuvre depuis 2017.

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