Semaine de la coopération : les coopératives pour pallier les ratés du capitalisme ?

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Montréal, le 17 octobre 2019 – À l’heure où l’économie capitaliste ne peut freiner la crise environnementale et contribue à accroître les inégalités, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) propose les coopératives comme alternative. À l’occasion de la semaine de la coopération (13 au 19 octobre), l’IRIS publie une brochure, Les coopératives – Entre utopies et pragmatisme, qui vise à mieux comprendre le coopératisme en économie et les défis auxquels il fait face au Québec.

« Le modèle coopératif doit nécessairement faire partie des alternatives à considérer dans l’évolution vers un système économique plus juste, plus épanouissant et plus écologique, affirme Guillaume Hébert, chercheur à l’IRIS. Les gens savent que le système économique actuel est dysfonctionnel ». La brochure rendue publique aujourd’hui rappelle que les coopératives poursuivent une finalité sociale contrairement à l’entreprise conventionnelle dont le seul objectif est d’accroître le profit de ses actionnaires.

Un potentiel inutilisé

Le Québec regroupe 36 % de l’ensemble des coopératives au Canada, dans tous les secteurs d’activité. « Le Québec se vante d’être un chef de file en matière de coopératives, mais rien n’est fait pour leur donner un véritable élan. Le cadre légal est limitant, les appels d’offres inadaptés et les subventions peu accessibles. Imaginez ce qu’on pourrait faire si les gouvernements mettaient réellement l’épaule à la roue », poursuit le chercheur.
 

Le gouvernement se trompe de priorité
En outre, les coopératives se démarquent par leur résilience et leur longévité par rapport aux autres entreprises. Après 10 ans, leur taux de survie est à 44 % alors qu’il n’est qu’à 20 % chez les autres entreprises. Leurs atouts en matière de gestion démocratique et d’enracinement dans les communautés amènent également l’IRIS à privilégier cette forme d’entreprise. « Si le gouvernement tient autant à la vitalité économique du Québec qu’il le prétend, il devrait contribuer au développement du tissu social en favorisant les coopératives plutôt que de chercher à tout prix à attirer des sièges sociaux de grandes entreprises », conclut Guillaume Hébert.

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Sujets : Coopératives