Syndicalisme | Les syndicats protègent-ils les employé·e·s incompétent·e·s?
18 février 2026
Durant la dernière année, le gouvernement de François Legault a multiplié les mesures contraignantes à l’encontre du syndicalisme au Québec. La proximité de la Coalition Avenir Québec (CAQ) avec le monde des affaires peut expliquer son biais défavorable aux organisations qui défendent l’intérêt des travailleurs et des travailleuses. Il n’en demeure pas moins que plusieurs des politiques antisyndicales – et antidémocratiques – mises de l’avant par le gouvernement sont fondées sur une analyse erronée du rôle des syndicats dans la société québécoise et des conséquences de leur présence. Dans cette série d’articles, l’IRIS déboulonne les mythes sur le syndicalisme et met en relief la grande diversité des enjeux liés à l’action de ces regroupements de salarié·e·s.
Un argument que l’on entend souvent contre les syndicats est qu’ils protègeraient les « pommes pourries » : ces employés incompétents et/ou problématiques que tous leurs collègues aimeraient voir partir mais que les syndicats protègeraient par réflexe corporatiste. Une culture de la médiocrité et du copinage règnerait dans la gestion des dossiers disciplinaires.
Il faut toutefois savoir que les syndicats ont l’obligation légale de représenter tous leurs membres. En effet, en vertu de l’article 47.2 du code du travail, « une association accréditée ne doit pas agir de mauvaise foi ou de manière arbitraire ou discriminatoire, ni faire preuve de négligence grave à l’endroit des salariés compris dans une unité de négociation qu’elle représente, peu importe qu’ils soient ses membres ou non. » Un membre d’un syndicat qui aurait commis une faute professionnelle grave et qui ne recevrait aucune représentation de son syndicat est autorisé à entreprendre des recours légaux contre ledit syndicat, lequel a l’obligation d’agir de bonne foi dans son dossier.
Cette représentation obligatoire ne veut pas dire se battre bec et ongles pour les membres problématiques ou faire des pirouettes procédurales pour défendre l’indéfendable. Ça veut simplement dire s’assurer que les règles disciplinaires soient respectées et que la peine soit proportionnelle à la faute. Critiquer les syndicats qui « protègent les pommes pourries » reviendrait à critiquer l’État de fournir un procès juste et équitable aux personnes ayant posé des gestes criminels. Or, ce respect des procédures est ce qui protège les honnêtes citoyens des fausses accusations par un pouvoir tyrannique. De la même manière, les règles disciplinaires dans nos milieux de travail doivent être respectées à la lettre pour éviter que ne s’installe l’arbitraire et le copinage contre des employé·e·s qui ne sont pas dans les bonnes grâces du patron ou du syndicat en place.
Cette obligation de représentation est également la contrepartie logique à l’obligation de tout·e employé·e couvert·e par une convention collective de payer ses cotisations au syndicat le représentant, et à l’obligation légale de l’employeur de collecter cette cotisation directement sur la paye de chaque salarié·e : c’est la fameuse formule Rand. Pour résumer, dans une entreprise syndiquée, tout le monde est couvert par la convention collective, tout le monde paye sa cotisation et tout le monde a droit à une représentation honnête de la part de son syndicat en cas de litige avec l’employeur, que l’employé·e soit fautif ou non.
Certes, les procédures disciplinaires échouent parfois à recadrer les mauvais employés – de la même manière que notre système de justice faillit parfois à sa tâche de punir les criminels. Mais dans les deux cas, nous pouvons nous compter chanceux de vivre dans un système qui protège ses citoyen·ne·s contre les magouilles et les faux procès dirigés contre eux par un pouvoir débridé.
En tant que col bleu dans un petit arrondissement je peux témoigner que les pratiques ciblant le moindre effort, le travail en silo et le vol de temps sont institutionnalisées par voie de convention implicite MAIS de la part de nos gestionnaires je ne vois aucune initiative continue pour faire un quelconque suivis des faits accomplis ou non par mes collègues et moi-même et ce dans un délais raisonnable. Ainsi, l’humain est-il fait, sans pression extérieure et attentes claires, quantifiables et vérifiables, il aura indubitablement tendance à repousser les rebords du moindre effort.
Je dénote toutefois que le système d’embauche actuel dans l’appareil municipal est lourd et favorise de facto cet omerta car les nouveaux sont traitées comme de la vulgaire chaire à canon avec des très longues périodes de probation et un statut hautement precaires contractuels sur appel sans assurance pendant 5 ans ou à l’obtention d’un poste qui se dit « permanent ». Cette proverbiale permanence est le filon d’or convoité par tous et qui infère une forte immunité aux transgressions comportementales qui résulteraient à coup sûr d’un avertissement écrit assorti d’une mesure administrative dans quelconque autres milieu de l’emploi du secteur privé.
Pas que le privé est exempt de toutes critiques. Il n’en demeure pas moins qu’il m’apparaît que la politique intérieure des travaux publics ne met pas la mission primaire de son organisation au centre de son action, soit le service public qui pourtant est central à la culture de la fonction publique.
Si la FAE, sans autorisation explicite de ses membres n’avait pas abusé pour contester la loi 21 qui prévoit de dire aux cotisants à quoi servent leurs cotisations ainsi la FAE ne prévoit pas accumuler un fonds de grève pour remettre de petits montants aux syndiqués en grève qui articipent au pquetage ou font des taches utiles pour régler les conventions de travail. alors, la FAE a fait durer le grève des enseignants en nuisant aux arents et enfans au lieu de penser faire des grèves rotatives dans les régions et s’assurer que les écoliers seraient en classe au moins 2 jours ar semaines pour ne pas décrocher et rester en contact social avec leurs copains scolaires.
Ainsi la loi révoit que les cotisations servent aux membres qui décident en toute transoarence la somme et l’utilisation des ctisations mensuelless ou annuelles.