Changer le Québec

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Pour sortir de l’impasse, l’IRIS lance un livre : Cinq chantiers pour changer le Québec, rien de moins. Nous voulons brasser la cage, sortir de nos habitudes et nous donner de nouveaux horizons... parce que, disons-le, la situation actuelle est désespérante.

Le Québec est dans un cul-de-sac. Socialement, les inégalités augmentent depuis plus de 30 ans. Économiquement, nous sommes toujours incapables de sortir de la stagnation post-crise. Politiquement, nous avons élu un gouvernement qui ne sait plus faire la différence entre la collusion et la gestion responsable des affaires de l’État. Bref, ça va mal.

Nous vivons dans une période où l’imagination est en panne. Nos gouvernements ne savent qu’appliquer des recettes qui, chaque fois, donnent les mêmes résultats décevants. Lucien Bouchard avait son penchant pour le déficit zéro, Jean Charest obsédait sur la réingénierie de l’État et la tarification des services publics tandis que Philippe Couillard n’a trouvé rien de mieux qu’appliquer contre toute logique des politiques d’austérité. Chaque fois, c’est à ce qui fait du Québec la société la plus juste d’Amérique du Nord que l’on s’attaque.    

Alors, bien sûr, nous pouvons critiquer, travailler à répertorier et à analyser cet échec qu’est notre histoire récente. En fait, c’est ce à quoi je m’affaire, avec mes collègues de l’IRIS, le plus clair de mon temps. Avec la grève étudiante de 2012, les mouvements d’opposition aux hydrocarbures, la lutte contre l’austérité ou encore les chaînes humaines autour des CPE et des écoles, la population se mobilise comme jamais pour que cesse le saccage.

Pour changer les choses, cependant, il faut faire plus. Dénoncer, c’est bien, tout comme se mobiliser pour empêcher des reculs, mais il est temps de renouer avec l’ambition collective de changer le Québec.

C’est pour cela que nous lançons ce nouveau livre mercredi soir. Nous y proposons des nouvelles voies concrètes afin de nous réapproprier notre destin collectif, et ce, en ouvrant cinq chantiers : temps, démocratie, bien-être, transition et territoire.  

Pour chacun de ces chantiers, nous tentons de répondre à des questions centrales pour que notre avenir vaille la peine. Comment mettre fin à la pauvreté? Devrait-on avoir davantage de temps pour soi, sa famille et sa communauté? Quel est le premier pas pour une véritable transition écologique? La démocratie a-t-elle sa place dans nos milieux de travail? Le territoire du Québec peut-il être organisé par ceux et celles qui y vivent plutôt que par quelques spéculateurs?

Il s’agit de vastes chantiers, mais il est clair qu’il ne sera pas possible de se sortir du cul-de-sac actuel sans se retrousser les manches. L’IRIS a beau n’être qu’un groupe de recherche, nous voulons agir nous aussi.

Venez en discuter avec nous mercredi soir.

                  Quand : le 23 novembre à 18 h

                  Où : Société des arts technologiques (SAT), 1201, boul. Saint-Laurent, Montréal

 

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