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Les nouveaux « prophètes » de l’université marchande et globalisée

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Le 25 janvier dernier, La Presse publiait un article dont le titre donne ton : «  Formation préuniversitaire collégiale : des chercheurs contestent l’efficacité des cégeps ». Après l’épisode du Rapport Demers qui s’attaquait à la formation générale collégiale au nom de l’arrimage école-marché, voici qu’une autre salve s’abat sur l’existence même de la formation préuniversitaire collégiale, qu’il faudrait abolir pour imiter le Canada anglais. La proposition en question émane de Robert Lacroix et Louis Maheu[1], membres du CIRANO, et a été publiée dans un livre à l’intitulé tout aussi transparent : Le Québec économique. Éducation et capital humain. 

Pour en finir avec les mantras de l’« économie du savoir » | Vers la création d’un conseil des collèges et d’un conseil des universités?

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Le ministère de l’Éducation mènera des consultations en vue de créer un conseil des collèges, un conseil des universités et une commission mixte de l’enseignement supérieur. Ce billet traite plus spécifiquement de la création d’un conseil des collèges, en soulevant plus généralement le problème des orientations mal avisées qui dirigent les débats sur l’enseignement supérieur depuis plusieurs décennies.

Yves Bolduc, le rapport Demers et la marchandisation de l’éducation

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Depuis le mois d’août, les nouvelles à propos de la réforme prochaine du système d’éducation et les annonces de compressions budgétaires se multiplient presqu’au même rythme que les déclarations consternantes du ministre Yves Bolduc. On se rappellera son fameux « Il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça », le ça en question étant les coupures dans l’achat de livres pour les bibliothèques scolaires. On ignore encore le contenu définitif de ce projet de réforme allant du primaire à l’université, mais ce qu’on en sait par les médias tire dans tous les sens : abolition des commissions scolaires, révision du financement des cégeps et des universités, anglais intensif en 6e année pour tous, nouvelles technologies dans les classes, évaluations des enseignant.e.s, révision des programmes au cégep, et j’en passe.

Ce qui ressort toutefois assez clairement de ce lot disparate d’idées, ainsi que des propos d’Yves Bolduc, c’est un certain mépris de la culture allant de paire avec une vision marchande de l’éducation. Son accueil favorable du Rapport final du chantier sur l’offre de formation collégiale rendu public le 20 octobre dernier, et son intention de mettre en œuvre rapidement un certain nombre de ses recommandations, en attestent. Aux voix du ministre et de Guy Demers (auteur du rapport), s’ajoute celle de d’autres acteurs du milieu collégial (directions de cégeps ou président de la Fédération des cégeps) pour défendre la nécessité d’un arrimage encore plus grand entre la formation collégiale et le marché du travail.

Pour essayer d’en finir avec le rapport Demers

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Dans un texte précédent, j’ai présenté quelques points saillants du Rapport du chantier sur l’offre de formation collégiale (ou rapport Demers), afin d’illustrer en quoi les recommandations proposées s’inscrivaient directement dans une perspective de marchandisation de l’éducation. J’aimerais offrir ici un regard critique un peu plus développé sur quelques éléments abordés la dernière fois.

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