Budget 2021: une approche étriquée de la relance

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Les chercheuses et chercheurs de l'IRIS, accompagnés de plusieurs de leurs collaborateurs et collaboratrices habituels, ont analysé à chaud hier le budget 2021-2022 présenté par le ministre des Finances Eric Girard. Voici les principaux éléments qui ressortent de cet exercice.

Ne versons pas un sou dans ce qu’il reste de Bombardier

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Nous apprenions hier que Bombardier va procéder à une énième compression de personnel. Le PDG Éric Martel affirme sans rire que c’est une bonne nouvelle pour les quelque 10000 employés restants, car cette suppression de postes solidifie les reins de l’entreprise et leur assure un avenir au sein de Bombardier. Les 1600 personnes qui seront bientôt au chômage avaient pourtant entendu le même discours lors des dernières vagues de licenciement en 2019 et 2020.

Pour en finir avec l’idée que le Québec est pauvre et doit « rattraper » le Canada

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La crise économique causée par la COVID-19 est du jamais vu. Le confinement de la première vague a entraîné une contraction de l’économie de près de 40% au Québec pendant près de 2 mois, tandis que le déficit anticipé pour l’année en cours est de près de 13 milliards de dollars. Le ministre des Finances Éric Girard prévoit que, lorsque la pandémie sera derrière nous et que nous aurons repris nos activités normales, le Québec restera pris avec un déficit structurel de 5 à 8 milliards de dollars par année lié aux modifications de nos comportements à long terme et au déclin de certaines industries.

Québec peut hausser ses revenus pour faire face à la crise

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Vendredi dernier, le gouvernement du Québec a présenté un portrait de la situation financière et économique de la province. Le ministre des Finances Eric Girard a confirmé ce qu’il annonçait depuis longtemps : la crise économique provoquée par la COVID-19 va créer un trou de 15 milliards de dollars dans les coffres de l’État québécois. Le ministre s’attend par ailleurs à ce que le retour à l’équilibre budgétaire prenne de 3 à 5 ans. Ce déficit de 15 milliards s’explique de deux manières : une hausse des dépenses liée aux besoins nouveaux créés par l’épidémie (+11,4% des dépenses de portefeuille des ministères) et une baisse des revenus fiscaux engendrée par le confinement et la baisse des activités économiques (-6,3%). Le PIB réel devrait se contracter de 6,5% en 2020, puis reprendre son rythme de 2019 dès la fin de l’année prochaine.

Crise économique due à la COVID-19: devra-t-on payer la note?

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Contrairement aux États-Unis, les hurluberlus qui auraient préféré que l’on ne change rien à nos habitudes de vies durant l’épidémie et que l’on sacrifie nos personnes malades et âgées sur l’autel de la croissance économique sont demeurés marginaux au Québec. Notre gouvernement a plutôt décidé de suivre les conseils de la santé publique et de faire le nécessaire pour sauver la vie des plus vulnérables. On peut s’en réjouir.

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