Tuer l’industrie du taxi pour faire vivre Uber (2e partie)

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L’arrivée d’Uber à la bourse de New-York le 9 mai dernier était un événement très attendu. À près de 72 milliards US$, sa valorisation boursière égale le record pour une entreprise américaine établi par Facebook en 2012. L’engouement certain pour Uber ne s’est toutefois pas traduit par une forte demande pour ses actions, qui se sont vendues en dessous du prix initialement demandé par la compagnie. La raison en est bien simple : depuis sa fondation en 2009, Uber n’a jamais engrangé de profit et ne compte pas le faire dans un avenir rapproché. Certains parlent même d’encore 5 à 10 ans avant que leur modèle d’affaire ne devienne rentable. Or, la valeur d’une action en bourse est le reflet direct des gains futurs qu’elle permet raisonnablement d’espérer. L’horizon lointain de la profitabilité d’Uber tire donc le prix de ses actions vers le bas.

Cryptomonnaies : comment des anarchistes sont parvenus à transformer le charbon en or

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On savait déjà que l’industrie des cryptomonnaies consomme énormément d’énergie.  On apprenait toutefois, la semaine dernière, que le minage de cryptomonnaies génère également des quantités monstres de déchets électroniques. En effet, la course à la puissance de calcul entre les différents mineurs de cryptomonnaies a mené ceux-ci à investir dans des cartes graphiques spécialement conçues pour les tâches reliées au minage de ces monnaies virtuelles. Puisque la loi de Moore s’applique à ce type de composantes, comme à tout le reste de l’informatique, le matériel utilisé doit être constamment renouvelé pour rester compétitif.

Les milliards dans l’angle mort de la Loi sur l’équité salariale

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Depuis l’adoption d’une loi visant sa pleine réalisation en 1996, on aurait pu penser que l’équité salariale était un dossier réglé. Si cette loi a bel et bien favorisé l’atteinte d’une plus grande équité salariale en emploi, elle a toutefois gardé tout un pan du problème dans son angle mort, soit la création d’écarts de rémunération gigantesques au sein même du secteur public. Ce problème est l’objet d’une étude que j’ai réalisée en collaboration avec Eve-Lyne Couturier et qui est publiée cette semaine par l’IRIS.

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