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Pas de solidarité sans sécurité

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Partout la haine et le repli menacent de prendre le dessus. Partout les politicien·ne·s n’hésitent pas à se lancer dans une surenchère raciste. Donald Trump a été élu en dépit d’une rhétorique xénophobe. Son écho est donc si important que tenir des propos racistes de manière décomplexée n’empêche pas d’accéder à la Maison-Blanche.

La solidarité à 20$

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Agnès Maltais nous apprenait aujourd’hui que les prestations d’aide sociale seront augmentées de 20$ par mois pour les personnes seules et bonifié par la suite jusqu’à un supplément de 50$ en 2017. Associée à cette mesure, la ministre annonçait également une nouvelle conception de l’aide et du soutien aux personnes qui se retrouvent sur l’assistance économique de dernier recours. Fini la lutte à la pauvreté. Maintenant, la solidarité, elle est durable.

Dans les faits, qu’aura comme effet la hausse annoncée? Est-ce qu’elle aidera vraiment la situation des personnes qui touchent ces prestations? D’abord, rappelons que les montants reçus de l’aide sociale sont déjà très bas, bien en dessous du seuil de faible revenu pour une personne seule. Entre 2006 et 2009, on a cru pertinent de ne pas indexer complètement les prestations au coût de la vie. Résultat? Les plus pauvres sont encore plus pauvres et un rattrapage est nécessaire. Ainsi, le 20$ de plus qui sera versé aux prestataires, s’il augmente leurs revenus, ne sera même pas suffisant pour les ramener à ce que ces personnes obtenaient en 2006. Et les sommes demeurent bien en-deçà du seuil de faible revenu. En fait, les deux premières années de ce “réinvestissement” ne couvrent même pas les compressions de 19 M$ réalisées par le gouvernement péquiste.

Sortir du néolibéralisme

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Le « modèle québécois », comme incarnation des idéaux progressistes de la Révolution tranquille, posait ses assises sur la réalisation d’un compromis entre croissance économique et partage de la richesse. L’équilibre précaire entre ces deux objectifs permettrait d’atténuer – sans les résoudre – les contradictions qui les opposent. La rupture de ce compromis social propulsée par un ensemble de facteurs économiques, idéologiques et politiques (libéralisation des échanges, stagflation des années 70, montée des gouvernements conservateurs, etc.) a ouvert la porte à l’émergence d’une nouvelle idéologie économique et sociale qui s’est imposée rapidement : le néolibéralisme.

Confrontée à cette restructuration idéologique de l’hégémonie capitaliste, la pensée économique « progressiste » s’est souvent vue contrainte de ranger ses objectifs sociaux au second plan en raison de son incapacité théorique et politique à renoncer à l’objectif de la croissance économique.

Dans ce contexte, il est important que les acteurs et actrices de la gauche économique se posent la question suivante : est-il toujours raisonnable, suite à la crise de 2008, à l’imposition du principe de l’utilisateur-payeur, aux stratégies de relance basées sur l’endettement public et l’exploitation accélérée des ressources naturelles, etc., de continuer à faire nôtre l’objectif de croissance économique?

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