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L’argent en éducation selon l’IEDM : avancez vers l’arrière

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Oubliez l’austérité. S’il faut en croire une étude récente de l’Institut économique de Montréal (IEDM) l’argent pleut sur le réseau d’enseignement public préscolaire, primaire et secondaire alors même que l’effectif étudiant diminue. Et cela va s’intensifier puisque le gouvernement prévoit des dépenses additionnelles en infrastructures et l’embauche de personnel. Pour mettre un terme à cet « emballement des dépenses » au cours de la dernière décennie, il faut « changer les façons de faire sans que cela ne coûte plus cher », afin que « le contribuable en ait plus pour son argent », croit l’IEDM. Voilà la trame d’une étude dont l’objectif premier est de ressasser les mêmes poncifs éculés à saveur libertarienne.

« La grosse » argent de la santé

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50% des dépenses du Québec vont à la santé? C’est vrai, si on ferme les yeux sur les angles morts du calcul derrière ce chiffre. Si on faisait preuve d’un peu plus de nuances et d’honnêteté sur les « coûts de la santé », on arriverait à un chiffre qui tourne autour de 33-34%. On s’apercevrait également que comparées à la taille de l’économie québécoise, les dépenses de santé des Québécois-e-s augmentent à un rythme qui n’a rien d’insoutenable. Finalement, on verrait que les dépenses qui augmentent le plus ne sont pas forcément celles qu’on pense.

Les dépenses militaires au Canada : excès et dépassement de coûts

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L’an passé, à l’IRIS, nous avons publié une courte note sur les dépenses militaires du gouvernement fédéral. En gros, nous y démontrions que ces dépenses atteignent des niveaux records. En fait, le Canada a aujourd’hui un budget militaire plus important qu’à n’importe quel moment de son histoire depuis la fin de la guerre de Corée.

Trois éléments avaient retenu notre attention l’an dernier : l’augmentation rapide des dépenses militaires depuis la formation du premier gouvernement Harper, les prévisions de poursuite de cette augmentation pour les 20 prochaines années et la part grandissante des dépenses militaires dans le PIB canadien et dans l’ensemble des dépenses du gouvernement fédéral. Entre 2005-2006 et 2010-2011, les dépenses militaires au Canada ont augmenté de 8 milliards $, soit une augmentation de 54,2 %. D’ici 2027, les prévisions gouvernementales prévoient la poursuite de cette tendance à la hausse avec une augmentation dépassant les 10 milliards $.

Du néolibéralisme, vraiment

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Les professeurs Luc Godbout et Jean-Herman Guay prétendent que le néolibéralisme n’a pas de prise au Québec, puisque si tel était le cas, on observerait une « réduction de la taille de l'État et une augmentation des inégalités et de la pauvreté ». En l’absence de ces signes, il serait juste de conclure que le Québec fait figure de village d’Astérix et qu’il a été épargné par la vague néolibérale internationale. Le raisonnement ne tient pas, notamment parce que sa prémisse est erronée : le néolibéralisme est tout à fait compatible avec l’augmentation de la bureaucratie ou de l’interventionnisme d’État et avec l’augmentation des transferts et du soutien aux secteurs les plus pauvres de la société.

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