Bill, le dramaturge

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Hier, le ministre des finances du Canada Bill Morneau présentait la mise à jour économique d’automne. Attaqué de toutes parts depuis plusieurs semaines tant sur sa réforme de la fiscalité que sur des questions d’éthique, le ministre Morneau ne bronche jamais. Il garde le cap sur le procédé élaboré lors de la dernière campagne qui met en scène des (petits) déficits et des (petits) cadeaux. Mais face aux petites tempêtes parlementaires, l’économie réelle reste largement intouchée et la pièce montée par Morneau devient de plus en plus lassante

Uber est passé date

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Les faveurs de la ministre fédérale Mélanie Joly envers Netflix sont en train de susciter une onde de mécontentement sans précédent contre le gouvernement Trudeau. Pendant ce temps, une autre firme transnationale cherche à obtenir des privilèges indus en ralliant la population québécoise à sa cause : Uber. Dans un cas comme dans l’autre, l’heure est venue de redonner à l’État un rôle de défenseur de l’intérêt collectif et non celui d’un laquais d’actionnaires étrangers venus parasiter le travail des gagne-petit d’ici. Pour y parvenir, pas besoin de dire non aux avancées technologiques : il suffit de confier leur développement à des coopératives d’ici.

 

Docteur, vous n’êtes pas une corporation

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Les hostilités sont ouvertes au Canada sur la question de l’incorporation des professionnels. Le ministre des Finances Bill Morneau propose une réforme visant à fermer quelques échappatoires fiscales, dont celui qui permet notamment aux médecins de « se transformer » en corporation afin de payer moins d’impôt. Mettre un terme à ces injustices fiscales est évidemment une bonne initiative, mais dans le cas précis des médecins, cet enjeu devrait permettre d’aller bien plus loin et de repenser le statut en soi de ces professionnels de la santé

L'État néolibéral se porte bien

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Il fut un temps où on allait au budget pour apprendre de nouvelles choses. On attendait avec impatience de connaître la direction que souhaitait prendre le gouvernement. Cette époque semble révolue. Désormais, le budget sert manifestement à confirmer des annonces déjà présentées, déployer des stratégies de relations publiques et opérer des manœuvres électorales.

 

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