1er mai : quoi de mieux qu’une bonne hausse du salaire minimum?

Par

Chaque année, dans le cadre de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, Québec relève le niveau du salaire minimum. Cette fois, on parle d’une augmentation de 50 ¢ : le salaire minimum sera dorénavant fixé à 11,25 $ l’heure. Depuis un an, mes collègues et moi avons produit plusieurs études (celle-ci, celle-ci et celle-ci) démontrant qu’une hausse plus substantielle (à 15 $ l’heure, par exemple) serait une bonne politique publique. Voici, en condensé, les éléments d’analyse que nous avons mis de l’avant depuis 12 mois :

Salaire viable 2017 : encore loin du compte

Par

Lundi prochain, le salaire minimum augmentera au Québec. Il passera de 10,75 $ à 11,25 $. Cette hausse de 50 ¢ n’est pas à rejeter du revers de la main : comparée aux années passées, il s’agit en fait d’une augmentation intéressante. Cependant, nous sommes encore loin du compte pour sortir de la pauvreté les travailleurs et les travailleuses au bas de l’échelle. Chaque année, nous calculons un indice du salaire viable, soit un salaire qui, pour une personne à temps plein, permet de couvrir ses besoins et de lui fournir une marge de manœuvre pour parer aux imprévus de la vie. En gros, la différence entre le salaire minimum et le salaire viable tient au fait que le premier ne s’intéresse pas vraiment au niveau de revenu qu’il rend disponible tandis que le second est pensé justement pour offrir un revenu décent aux salarié·e·s.

Légalisation du cannabis: maintenant on fait quoi?

Par

Le gouvernement fédéral a déposé aujourd’hui son projet de loi sur la légalisation du cannabis. Les réactions sont nombreuses et malgré les doutes qui perdurent chez plusieurs intervenants (par exemple ici, ici et ici), il est temps maintenant d’être pragmatique. Que l’on soit pour ou contre, le pot sera légal le 1er juillet de l’an prochain. Le défi alors est d’utiliser la prochaine année pour mettre en place le cadre le plus sécuritaire pour la distribution de ce produit.

 

Saison budgétaire : le jour de la marmotte

Par

Du plus loin que je me souvienne, mes collègues de l’IRIS et moi disons essentiellement trois choses lorsque nous analysons les politiques d’austérité. D’une part, l’austérité n’a pas comme objectif l’atteinte du déficit zéro, mais la transformation et la privatisation des institutions publiques. D’autre part, l’austérité n’est pas qu’un mauvais moment à passer, mais bien l’instauration d’un état permanent de restrictions. Finalement, ce qui motivait le gouvernement libéral à aller si vite en besogne ces dernières années n’avait rien à voir avec l’état des finances publiques et tout à voir avec sa stratégie électorale pour 2018.

 

Donner aux riches

Par

La saison budgétaire commence en force cette année. Non seulement Québec enregistrera pour une deuxième année de suite d’importants surplus (bon d’accord, l’an passé ces surplus ont été effacés en raison de l’augmentation des versements au Fonds des générations, mais il n’en demeure pas moins que la marge de manœuvre tant espérée par le gouvernement Couillard est au rendez-vous depuis un certain temps déjà), mais des baisses d’impôts semblent être à l’ordre du jour du gouvernement.

 

Aucun billet trouvé