Femmes et fiscalité... c'est compliqué

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La semaine dernière, la Chaire en fiscalité et en finances publiques publiait un rapport portant sur l’analyse différenciée selon les sexes (ADS) de différentes mesures fiscales québécoises. Les chercheurs ont sélectionné les 25 mesures qui leur apparaissaient les plus pertinentes et ont, pour chacune d’entre elles, détaillé la répartition homme-femme du nombre de contribuables touchés et de la valeur totale de la mesure, ainsi que les montants moyens en jeu pour chacun des deux groupes. Sans surprise, certaines mesures sont à l’avantage des hommes tandis que d’autres sont à l’avantage des femmes. Ces résultats vont dans le sens de travaux antérieurs de l’IRIS, que ce soit concernant la situation des personnes selon leur catégorie de revenu ou bien selon leur genre. La fiscalité québécoise est-elle neutre par rapport au sexe? La réponse : c’est complexe.

 

Bonification du RRQ: mieux vaut des miettes que rien?

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Le 20 janvier dernier, ma collègue Eve-Lyne Couturier nous informait de la réforme sournoise que souhaitait implanter le gouvernement du Québec en matière de retraite. Elle dénonçait par le fait même le peu d’intérêt qu’on y accordait dans l’espace public. Maintenant que le gouvernement s’est rétracté et aurait, selon les informations obtenues par Le Soleil, choisi de suivre l’option fédérale, le silence se poursuit.

Infaillibles, les banques canadiennes ?

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La semaine dernière, on apprenait que l’agence de notation Moody’s abaissait la cote des six grandes banques canadiennes. Le système bancaire canadien, soi-disant infaillible, montre maintenant quelques signes de faiblesse. Les raisons de la décote : la hausse de prix de l'immobilier et l’endettement des consommateurs et consommatrices. Ainsi, la Banque du Canada pourrait entrevoir une hausse des taux d’intérêts pour calmer l’appétit pour les emprunts et conséquemment ralentir la progression de l’endettement des ménages. Néanmoins, cette hausse ralentirait la consommation des ménages, qui est le moteur de la croissance du produit intérieur brut (PIB) canadien et, de manière plus problématique, elle pourrait acculer de nombreux ménages à la faillite.

Les femmes sont-elles victimes de leurs choix?

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On le sait, au Québec, les femmes gagnent en moyenne un salaire plus faible que leurs homologues masculins. Mais pourquoi en est-il ainsi? Est-ce parce que les femmes ont une préférence naturelle pour les professions moins payantes ou les horaires moins chargés? Autrement dit, est-ce que les femmes ne font que subir les conséquences de leurs choix? L’IRIS a publié hier une note socioéconomique dans laquelle cette hypothèse est soumise aux données québécoises. S’il est vrai que les femmes gagnent moins parce qu’elles font des choix moins payants, on devrait voir l’écart salarial se résorber, voire même disparaître, lorsqu’elles suivent des trajectoires similaires. Ce n’est malheureusement pas le cas…

Budgéter entre hommes

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Le budget présenté mardi dernier à Québec n’est pas celui de la fourmi qui récolte les fruits de son dur travail après le passage des « cigales dépensières », comme M. Leitão et M. Moreau aimeraient bien nous laisser croire. Pour reprendre l’analogie de Manon Massé, ce ne sont que des apparences. On repeint (seulement le salon et la cuisine... là où les regards se jettent) et on installe des rideaux dans une maison qui est passée au feu. Elle peut sembler être en ordre... mais les fondations, elles, ne sont pas très fortes. Et les femmes? Au sous-sol, oubliées...

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