Le gel et la gratuité scolaire sont possibles et souhaitables

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On entend souvent que le gel des frais de scolarité est intenable et que la gratuité scolaire serait une utopie irréaliste. Les finances publiques du Québec ne permettraient pas d'investir davantage en éducation ou même de continuer à offrir les niveaux actuels de frais de scolarité.

Pourtant, la réalisation de la gratuité scolaire ne représente pas un montant faramineux pour les finances publiques du Québec. Bien au contraire, nombre de mesures réalisées dans les derniers budgets dépassent de loin le montant nécessaire à la mise en place de la gratuité scolaire.

De plus, le Québec serait loin d'être le seul pays au monde à la réaliser, nombre de pays d'Europe occidentale ayant des systèmes d'éducation fort enviable l'ont déjà fait; pensons par exemple à l'Allemagne, au Danemark et à la Finlande pour ne nommer que ceux-là.

À l'inverse une hausse de frais de scolarité aura pour effet de favoriser les ménages les mieux nantis dans l'accès à l'éducation. C'est ce que l'Ontario a appris en augmentant les frais de scolarité pour ses programmes de médecine. Cette mesure a eu pour effet de diminuer le nombre de ménages ayant des revenus annuels de moins de 80 000$ qui pouvaient envoyer leur enfant en médecine.