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La surépargne expliquée à M. Geloso

par Éric Pineault, le 20 février 2015 dans la catégorie Économie financière

La question de l’argent qui dort, ou ce que nous avons nommé la surépargne des grandes entreprises, continue à nourrir les réflexions économiques au Québec et au Canada. À 32% du PIB, cet amas de liquidités improductives témoigne de l’échec des politiques de stimulation de l’investissement par le biais de baisses d’impôts des revenus des entreprises. Au delà de ce constat plus politique qui cadre bien avec la polarité « gauche/droite », il y a la question de fond quant à la nature du cycle de croissance qui a émergé depuis une vingtaine d’années. Un cycle marqué par plusieurs grandes tendances qui accompagnent l’accroissement de ce capital liquide dans les coffres des entreprises non-financières. D’un côté, une relative stagnation de la croissance du PIB avec des taux faibles d’année en année, à quoi s’ajoute la fin de la croissance des revenus de la majorité. La demande intérieure dépend ainsi de plus en plus de la croissance du volume de crédit à la consommation. En même temps, du côté des entreprises, un taux de profit qui se maintient et augmente même depuis 2010 combiné à une tendance à la baisse de leurs dépenses d’investissement, si l’on exclut le secteur du pétrole.

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Entreprises privées : Des piles d’argent et pas d’investissement

par Eve-Lyne Couturier, le 29 janvier 2015 dans la catégorie Économie financière

Combien avez-vous dans votre compte de banque présentement? Assez pour tenir une semaine? Un mois? Six mois? Que diriez-vous d’avoir 111 milliards $ en réserve? Pour vous donner un ordre de grandeur, c’est presque le tiers du PIB du Québec. Ou encore, c’est plus de trois fois le budget de l’État au complet, service de la dette compris. C’est aussi le montant d’épargne qui est attribué pour les entreprises au Québec. Oui. D’épargne.

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Burger King et Tim Hortons : Est-ce que le Canada a gagné à la loterie de l’exode fiscale?

par Francis Fortier, le 29 août 2014 dans la catégorie Économie financière

Dans un précédent billet, nous avons expliqué pourquoi le Canada était une juridiction intéressante sur le plan fiscal pour y déménager son siège social. Nous y exposions que le Canada participait à la fois à faciliter les planifications fiscales agressives pour les multinationales et offrait par le fait même une ouverture alléchante de ses frontières pour l’exode fiscal que connait actuellement les États-Unis.353382-sepik1

Au-delà des considérations d’une planification fiscale agressive de la part de 3G Capital et de Burger King, nous pourrions tout de même nous réjouir du déménagement et des retombées anticipées pour le Canada. L’ampleur de ces retombées est encore inconnue, et présentement à l’étude par le gouvernement conservateur.  Il est impossible de nier qu’il y aura quelques emplois de créés pour faire rouler le siège social, mais cela risque d’être assez marginal

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Burger King et Tim Hortons : Le Canada est-il devenu un paradis fiscal?

par Francis Fortier, le 28 août 2014 dans la catégorie Économie financière

L’acquisition de la chaine canadienne par Burger King et 3G capital a fait beaucoup de bruit dans les médias cette semaine. Plusieurs spécialistes parlent du taux d’imposition du Canada favorable aux entreprises et des fabuleux revenus que cette transaction apportera chez nous. Pour vous, l’IRIS a décidé d’ajouter son grain de sel et de se pencher sur la question en deux billets de blogue.

Donut_burgerL’achat de la chaine de restaurants Tim Hortons par Burger King et 3G Capital a mis à l’avant-scène le problème de l’inversement fiscal. Le terme d’exode ou d’exil fiscal semblerait cependant plus approprié, puisque le but de l’opération est de déménager le siège social d’une multinationale vers un autre pays dans le but, avoué ou non, de sauver de l’impôt. Présenté de cette façon, nous pouvons trouver que cette transaction ressemble au mouvement massif de délocalisation d’entreprises débuté au cours des années 90 et encore en pleine expansion aujourd’hui. Dans ce cas-ci, on parle principalement d’entreprises qui déménagent leurs usines dans des lieux où il est plus avantageux sur le plan des normes du travail et de la fiscalité d’y avoir pied à terre. Sur l’impôt plus spécifiquement, il est facile de comprendre qu’une entreprise qui est imposée par exemple à 38% soit plus tentée de l’être à 15%. La majorité des spécialistes qui se sont penchés sur le déménagement du siège social de Burger King vers Oakville en Ontario reprenaient cette analyse, et semblaient s’étonner du même coup que le Canada offre des taux d’imposition beaucoup plus bas qu’aux États-Unis. Nous avons d’ailleurs déjà écrit un billet de blogue qui faisait la comparaison entre le Québec et certains états américains.

Il a été rapporté que l’actuel directeur général, Daniel Schwartz, considérait qu’il n’y avait pas d’économies fiscales majeures à envisager. Et il n’a pas complètement tort lorsque l’on regarde les taux effectifs (réellement payés) des deux compagnies. Le taux en Ontario est de 26.5% (contrairement aux États-Unis, il n’y a pas de palier d’imposition pour les entreprises au Canada) et l’an dernier, Burger King aurait eu un taux effectif de 27.5%. Sur plusieurs de milliards de profit, c’est une somme considérable, mais moins de 1%, entendons-nous que ce n’est pas l’El Dorado non plus. Alors pourquoi parler d’exode fiscal? Tout simplement parce que l’avantage fiscal ne se situe pas dans les taux d’imposition, mais dans le déplacement du capital. Il est impossible de saisir toutes les ramifications et avantages fiscaux que va accorder le déménagement du siège social, mais en voici quelques-uns qui exposent en partie le potentiel des planifications fiscales agressives qu’offre le Canada aux multinationales étasuniennes. (Lire la suite…)

Financiarisation : une nouvelle dictature?

par Philippe Hurteau, le 21 août 2014 dans la catégorie Économie financière

Voici la dernière capsule vidéo relatant le contenu des séances du cours d’introduction à l’économie que l’IRIS a organisé au printemps dernier. Nous y écoutons Caroline Joly, doctorante en sociologie à l’UQAM, nous présenter un bref aperçu des transformations qui ont mené à la financiarisation de notre économie.

En deux minutes, vous pourrez mieux comprendre ce que l’endettement des ménages et l’emprise du secteur financier ont en commun.

Vous pouvez également télécharger la bande dessinée qui a été produite à l’occasion de ce projet sur le site Internet de l’IRIS.

Endettement: la souveraineté assujettie à la finance

par Julia Posca, le 12 août 2014 dans la catégorie Économie financière

Au printemps 2014,  l’IRIS a collaboré avec UPop Montréal pour présenter un cours d’introduction à l’économie.  Nous vous présentons la cinquième capsule produite dans le cadre de cette association.

Cette capsule vidéo aborde la question de l’endettement des ménages. Nous sommes habitués au discours qui pointe du doigt l’irresponsabilité des consommateurs pour expliquer leur niveau d’endettement. Cette approche, en plus d’être la plupart du temps fondée sur des préjugés, nie le rôle déterminant que jouent les institutions financières dans la croissance observée du recours au crédit par les familles québécoises et canadiennes. De plus, elle passe sous silence le fait que les revenus ont eu tendance à stagner pour une majorité de gens au Québec depuis 30 ans, ce qui a contraint de nombreux ménages à s’endetter pour maintenir leur niveau de vie. En privilégiant des modes de taxation régressifs au détriment d’impôts progressifs, mais aussi en augmentant les tarifs des services publics, l’État contribuera à fragiliser la pression qui s’exerce sur les finances des ménages.

Du capitalisme triomphant et l’enlisement global

par Philippe Hurteau, le 23 juillet 2014 dans la catégorie Économie financière

Dans la seconde capsule vidéo relatant le contenu d’une séance du cours d’introduction à l’économie que l’IRIS a organisé au printemps dernier, Éric Pineault, professeur de sociologie à l’UQAM, nous présente un bilan des réformes néolibérales : stagnation économique, endettement des ménages, accroissement des inégalités, soumission au secteur financier, etc.

Loin d’être une stratégie de relance, le néolibéralisme s’avère plutôt être le visage concret d’une lutte de classe unilatérale que mène l’élite économique contre la majorité de la population.

Vous pouvez également télécharger la bande dessinée qui a été produite à l’occasion de ce projet sur le site Internet de l’IRIS : http://iris-recherche.qc.ca/publications/bd-magieeconomie.

Qu’est-ce que l’économie?

par Guillaume Hébert, le 14 juillet 2014 dans la catégorie Économie financière

L’économie n’a pas grand chose à voir avec les indices boursiers que l’on présente chaque jour à la télévision. Au printemps dernier, l’IRIS a mis sur pied un cours d’introduction à l’économie de quatorze séances : L’économie pour tout le monde. Nous partageons aujourd’hui la première d’une série de six brèves capsules vidéos qui reprennent certaines des idées présentées lors de ce cours. Dans cette première vidéo, je résume quelles sont les principales critiques faites à la science économique de notre époque.

Vous pouvez également consulter la brochure qui a été produite à l’occasion de ce projet sur le site Internet de l’IRIS : http://iris-recherche.qc.ca/publications/critique-economie.

 

Un graphique qui annonce le prochain tsunami?

par Guillaume Hébert, le 10 juillet 2014 dans la catégorie Économie financière

Le citoyen moyen, tout comme la citoyenne moyenne d’ailleurs, est exposé sans arrêt à des nouvelles économiques sous forme d’indices et de taux qui prennent régulièrement les analystes et les expert.e.s par surprise parce qu’ils s’avèrent meilleurs ou pires que les prévisions initiales (dont on se questionne parfois sur la provenance…). Une semaine, c’est la confiance des consommateurs aux États-Unis qui est à la hausse, la suivante c’est la balance commerciale qui se creuse au Canada, ou encore c’est l’inflation, les mises en chantier, la vente au détail ou bien entendu, la progression (ou le ralentissement) du produit intérieur brut (PIB).

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L’odeur du pari passu excite les vautours

par Guillaume Hébert, le 4 juillet 2014 dans la catégorie Économie financière

VautourLe 16 juin dernier, l’Argentine a échoué à faire entendre à la Cour suprême des États-Unis un appel de la décision prononcée par un juge new-yorkais dans une affaire qui l’oppose à deux fonds vautours, NML Capital et Aurelius. Ma collègue Julia Posca a déjà parlé de cette affaire dans un billet publié il y a dix-huit mois. Les péripéties des dernières semaines ont suscité de nombreuses spéculations, projections et analyses dans l’univers de la finance. Cette affaire est importante puisqu’elle traite de dette souveraine à une époque où l’endettement public est une préoccupation généralisée. Et dans laquelle les vautours mangent de la dette.

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2001, l’Argentine est en faillite. Elle avait pourtant été une « élève modèle du Fonds monétaire international (FMI) » et appliqué à la lettre les diktats ultralibéraux des années 80-90 : « Elle a, en effet, mis en œuvre avec application et persévérance des programmes d’ajustement structurel, gouvernés par trois principes, qui font partie intégrante du « Consensus de Washington » : la flexibilité, l’ouverture de l’économie et le retrait de l’État, réduit à des fonctions régaliennes strictes. » (La documentation française). Mais la prospérité n’était pas au rendez-vous. Au contraire, la seule « grande classe moyenne » de l’Amérique latine a sombré avec l’économie du pays.

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